Aurelien

Vivre à Ho Chi Minh ville, Interview d’Aurélien B. (partie 1)

Pour cette première interview je suis allé voir Aurélien B.
Attiré par l’Asie depuis un voyage en 2008, il s’apprête à rejoindre le Vietnam en janvier.

Salut Aurélien

Aurélien B. : salut nicolas

Peux-tu te présenter en 1 ligne ?

A.B. : Je m’appelle Aurélien, je suis célibataire, j’ai 27 ans et je suis dans le domaine de la Business Intelligence, c’est à dire tout ce qui touche à la performance des entreprises via leur Systeme d’Information.

Depuis quand as tu envie de partir vivre au soleil ?

A.B. : A l’époque de la fin de la seconde au lycée, il fallait faire un choix d’orientation. Dans ma tête c’était clair, comme j’étais meilleur en langues qu’en maths, le plan était de faire Bac L, études pour être professeur, puis partir enseigner le français dans un collège ou un lycée espagnol. A cette époque c’était vraiment l’Espagne qui me fascinait. Je ne saurai me rappeler de toutes les raisons, mais dans le désordre le FC Barcelone, les vacances d’été passées sur la Costa Blanca, la facilité pour apprendre l’espagnol, la proximité avec la France, les tapas grillés, …

C’est vrai que ça fait envie tout ça :) Et finalement quelques années plus tard te voila sur le point de partir t’installer au Vietnam. Qu’es-ce qui t’as fait changer d’avis ?

A.B. : Tout est lié au cursus scolaire. Au final, j’ai opté pour la filière scientifique, ce qui a réduit à néant mes rêves de devenir un professeur à l’étranger, mais bon…. d’un autre côté l’informatique était alors en plein boom, ça aurait été dommage de rater le train, et puis ça paye mieux, aussi.

C’est donc une oportunité professionnelle qui t’amene au Vietnam ? Comment ça s’est passé ?

A.B. : J’ai l’envie de travailler en Asie depuis un voyage à Singapour en 2008. C’est donc depuis 3 ans que je cherche des contacts pouvant me faire rentrer dans une boite là-bas. Demandes de stages, CDD, CDI, VIE (Volontariat International en Entreprise), … rien n’a marché. Les candidatures spontanées avec un CV de non-résident sont presque systématiquement rejetées, je me suis donc tourné vers le cercle des anciens de mon école d’ingénieurs. Deux pistes se sont révélées intéressante, la meilleure en plein Ho Chi Minh Ville, dans le sud du Vietnam : Un grand compte recherchait plusieurs ressources de chefs de projet. Ainsi j’ai contacté un ancien et le processus s’est lancé : 1è interview pour vérifier les connaissances théoriques, une 2è avec le boss de l’entité, puis un test de logique dit NPAT (à taper sur google, intéressant) et enfin les négociations de salaire.

« Les candidatures spontanées avec un CV de non-résident sont presque systématiquement rejetées »

C’est un vrai parcours du combattant ! C’est donc le réseau qui a le mieux marché dans ton cas. Tes contacts étaient déja installés sur place ?

(je veux dire l’ancien de ton école)

A.B. : Oui en effet, le contact, un français d’origine vietnamienne, était déjà sur place. Il était au courant du type de ressources demandées et c’est donc lui qui a transféré mon CV.

Le fait que tu sois français à eu une influence sur le processus de recrutement ? (négative ou positive)

A.B. : Oui car pour résumer, il s’agit de travailler avec des développeurs vietnamiens, et en contact permanent avec des clients français. La maitrise de la langue de Molière est donc indispensable. Le reste du travail se fait en anglais (ou vietnamien) avec les développeurs.

Donc j’imagine que le niveau en anglais à eu une grande importance aussi ? Tu as dus passer le TOEIC ?
Et t’ont-ils demandé d’apprendre le vietnamien ?

A.B. : J’ai passé et réussi le TOEIC avec 850 points (assez moyen donc), mais ce qui m’a surpris, c’est que je n’ai passé AUCUN entretien en anglais lors du processus …! Ils diovent faire confiance à la norme TOEIC qui est internationale… A moins que ce soit la fameuse phrase que je dis très rapidement, « à l’américaine », lorqu’on me pose la question :
- »…et votre niveau en anglais? Vous parlez couramment? »

- »YesIGuessICanHoldAConversationInEnglish »
Je vous jure que celà fait son effet, rares sont les personnes qui vont venir vous titiller avec une accroche comme celle-là!

A.B. : le vietnamien est apprécié mais pas indispensable.

Merci pour l’astuce :D
Mais alors dans quelle langue se passaient les entretiens ?

A.B. : Et bien, tout au long du processus, en français au téléphone, et en anglais dans les échanges par mail (essentiellement avec la personne des RH là-bas)

De quelle type d’entreprise s’agit-il ? une SSII qui bosse pour des clients finaux Français ?

A.B. : Il s’agit d’une entreprise américaine qui réalise un des plus gros chiffres d’affaires du secteur. On trouve même des publicités à la télé en France. Je préfère taire le nom par superstition avant d’avoir signé mon contrat…

:) je comprends.

……… Fin de la première partie.

La suite ici …

Vivre au Vietnam – tout ce qu’il faut savoir…

5 Comments

  1. Sympa la phrase en anglais ! De quoi calmer un RH !

    Quand j’étais à Singapour j’ai croisé un Français venu 2 semaines pour trouver un stage. Toutes ses candidatures envoyées depuis la France s’étaient soldées par des échecs, alors il a décidé d’y aller au culot et de se rendre sur place. Il a trouvé un stage en 4 jours seulement !

    @Aurélien : Bonne continuation et bon séjour au VietNam !

      1. Salut Nicolas ! Oui c’est bien ça, nous atterrirons en Février prochain à Ho Chi Minh, et resterons au Vietnam pendant 1 mois max. (délai de nos visas vietnamiens). Nous n’avons pas de programme, nous verrons sur place en fonction des opportunités et des rencontres.

        (et merci pour le compliment :) )
        Arnaud Articles récents..2012, une année riche en voyage !My Profile

  2. Salut Arnaud,
    Merci pour ton message,
    au niveau des bons plans, si tu comptes rester 1 mois, tu peux trouver une location mensuelle de scooter pour 30$-40$. Sinon les prestations de taxi-motos sont en general negociables à ~35.000 dongs (1.2 euro) pour se déplacer c’est presque + pratique!

  3. J’ai aussi émigré au Vietnam il y a 6 mois, « au culot » comme vous dites, et je ne regrette pas mon choix ! En revanche, pas forcément évident pour un occidental de se faire sa place sur le marché du travail. J’ai essayé dans le marketing et le consulting business pendant 3-4 mois, puis me suis finalement tourné vers l’enseignement. Beaucoup d’étrangers ici deviennent prof d’anglais (et plus rarement de français). Cependant, pour trouver un stage, surtout non-payé (forcément !), c’est beaucoup plus simple …
    Arnault Articles récents..DVD LibraryMy Profile

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