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Rencontre avec Benoît, expat multi-récidiviste

Après avoir travaillé plusieurs années en France, au Sénégal et au Chili, Benoît est maintenant installé avec sa petite famille sous le soleil du Maroc.
Ingénieur aventurier, véritable Mike Horn* du développement logiciel, Benoît partage avec nous son expérience de Français à l’étranger et ses aventures drôles et instructives.


 Bonjour Benoît. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
B. : J’ai 33 ans, je suis marié et père d’une petite famille de 3 enfants. Je fais du conseil en informatique.
C’est justement l’informatique qui me permet de choisir de partir vivre dans un pays et d’y trouver rapidement du boulot.

Dans quel pays sont nés tes enfants ?
B. : Quand je suis parti au Sénégal, je venais de me marier avec Isabelle deux semaines plus tôt.
Ca a été notre voyage de noces :) 2 ans à l’aventure tous les deux ! Ca nous fait de bons souvenirs pour commencer une vie à deux !!!
Nous sommes ensuite rentrés en France où nous avons eu nos deux ainés. La troisième est franco-chilienne. Le quatrième naîtra au Maroc dans 3 mois.

Quel a été le déclic pour partir au Sénégal ?
B. : J’avais vraiment envie de partir vivre à l’étranger… voir du pays !
Mes parents m’avaient habitué à bouger, du coup, le départ s’est fait tout simplement.
J’ai été contacté par Canal+ qui cherchait un responsable informatique pour partir en CSNE (l’ancienne coopé, du temps du service militaire)

Un mois avant de partir, le service militaire a été abandonné… j’allais donc faire partie de la première promotion de VIE français

Maintenant, j’ai l’impression que le système de VIE marche super bien et qu’il y a même beaucoup plus de demandes que d’offres.

 [quote]Ca a été notre voyage de noces :) 2 ans à l’aventure tous les deux ! Ca nous fait de bons souvenirs pour commencer une vie à deux ![/quote]
 

Comment s’est passé l’adaptation à la vie Sénégalaise ?
B. : Je n’avais jamais mis les pieds en Afrique et ça a été fascinant !

Tout était différent: les gens, leur façon de vivre, les relations au boulot, les relations avec les autres français, aussi. Quand on est « loin de chez soi », on se fait des amis beaucoup plus facilement !

Mais en gros, c’est très facile pour un français d’arriver au Sénégal: on y parle français et il y a une relation très particulière avec la France.

Le plus dur, je pense, ça a été d’être confronté à la pauvreté : les enfants qui mendient, les malades dans les rues, etc…

En dehors de ça, c’est un pays magnifique, et les gens y sont vraiment accueillants !

L’organisation de la vie sur place a été compliquée ? (logement, voiture, habitudes, …)
B. : Côté logement, on était logé par la boite… Appart sympa qui surplombait le port de Dakar !

 [quote]Je n’avais jamais mis les pieds en Afrique et ça a été fascinant ![/quote]
 
Côté voiture, quelques bonnes galères pour trouver un garagiste sérieux (on n’avais pas forcément acheté la voiture la plus neuve du pays!) mais quand ça marche c’est top… On a adoré partir en brousse au GPS avec des vieilles cartes allemandes et se perdre dans les petits villages même pas repertoriés !

Ensuite, c’est surtout le côté « bouffe » qui est un bon sujet de conversation pour les français hors de chez eux !
Comment trouver du porc dans un pays musulman (10 ans après, on revit ça au Maroc)
Rêver de blanquette ou de fromage… c’est aussi ça qui fait qu’on est content de rentrer en France en vacances :)

Quel est ton meilleur et ton pire souvenir de ces deux ans au Sénégal ?
B. : Nos meilleurs souvenirs, ce sont nos WE à découvrir le pays. Juste tous les deux ou entre copains
En pirogue, en voiture, en « grand taxi », etc. On a adoré se ballader un peu partout.

On avait une grande carte du Sénégal au mur et on n’attendait que les WE !

Mon pire souvenir, je pense que ça a été mon garagiste suisse !
On a galéré pendant des semaines pour essayer de récupérer notre voiture qu’on avait ammené pour une révision.
Et au final, il nous avait piqué la moitié des pièces… Je l’ai eu en travers de la gorge pendant longtemps !

 [quote]On a adoré partir en brousse au GPS avec des vieilles cartes allemandes et se perdre dans les petits villages même pas repertoriés[/quote]
 

Ensuite il y a eu la France, le Chili et le Maroc. Qu’est-ce qui vous motivait pour changer de pays ?
B. : Au Sénégal, j’avais un VIE de 2 ans. Nous sommes rentrés la mort dans l’âme.

Et nous nous sommes promis de repartir après quelques années en France. J’ai essayé de chercher un poste d’expartié pendant plusieurs mois
Pour me rendre compte finalement que ça n’était pas simple !

On a donc décidé de prendre nos valises et d’aller tenter notre chance. On a choisit notre futur pays un soir, penchés sur un atlas.
Nous serions en contrat local, il nous fallait donc un pays avec une « classe moyenne » et un niveau de vie correct.
Nous partions avec des enfants, il nous fallait de la stabilité politique et un bon niveau de santé, accessible, etc…

Bref, on a choisit le Chili parce qu’il présentait bien sur le papier, dans les stats :)

Ensuite, j’ai cherché le pays sur la carte !

Et tu as trouvé du travail sur place ? Comment as-tu choisi la ville d’arrivée ?
B. : Oui, j’ai trouvé sur place. Nous avions tout vendu en France et nous avions donc de quoi tenir 6 mois pour chercher du boulot.

J’avais eu un contact avec une personne qui m’avait donné le nom d’une entreprise à Santiago.

Je les ai contacté et ils m’ont proposé de les rencontrer lorsque je serai sur place. C’était ma seule piste ! Et finalement ça a été la bonne : je les ai rencontré 4 jours après mon arrivée et j’ai commencé à travailler 4 jours plus tard.

Le début a été un peu violent: j’avais juste pris un mois de cours d’espagnol avant de partir. Autant te dire que l’entretien d’embauche a été horrible !

J’imagine… Vous êtes vraiment partis à l’aventure, je suis admiratif.
B. : En repensant à notre départ vers le Chili, je me rend compte que ma boite à Marseille avait été super sympa.
Je m’entendais très bien avec mon boss, je lui avais fait part de mon projet et il m’avait assuré que si ça ne marchait pas et que je voulais revenir, leurs portes seraient grandes ouvertes.

Ca aussi, ça aide à partir serein !

 [quote]j’avais juste pris un mois de cours d’espagnol avant de partir. Autant te dire que l’entretien d’embauche a été horrible[/quote]
 

Comment avez vous trouvé la vie au Chili ?
B. : La vie au Chili est vraiment top.

Le pays est tout simplement hallucinant. 4000 Kms de long, le désert le plus arride du monde au nord, la région la plus pluvieuse du monde au Sud.

Un pays tout neuf (il a a peine 200 ans) et des Chiliens qui ont trouvé un juste équilibre entre tradition (panchos, sombreros, etc.) et modernité (tour en verre et autoroutes high tech)

A Santiago, on était à 1h des stations de Ski (qui sont à 3500 m d’altitude) et à 1h de la plage. La vie est vraiment sympa: les chiliens sont très gentils et adorent les enfants (ce qui nous a ouvert beaucoup de portes avec nos trois petits) et on avait une qualité vie incroyable: en ville dans une maison entourée d’arbre avec la nature à portée de main pour les we! A Santiago, il y a des parcs partout.

En revanche, c’est bien polué en hiver.

Côté boulot, j’ai été un peu calmé au départ par les 15 jours de vacances par an et les grosses journées de boulot, souvent pas très productives.

J’avais l’impression d’être le roi de l’efficacité, là-bas ! C’est aussi pour ça qu’ils ont un super a-prioris envers les francais et que j’ai pu trouver du boulot aussi facilement.

 [quote]A Santiago, on était à 1h des stations de Ski (qui sont à 3500 m d’altitude) et à 1h de la plage[/quote]
 

C’est bon à savoir. Ce sont les difficultés dans le travail qui ont fini par vous faire quitter le pays ?
B. : Non. Au bout de 3 ans et demi, on se trouvait à un tournant. Soit on repartait, soit on restait plus… et ce serait beaucoup plus. Entre autre car notre aîné allait rentrer en CP et l’école française est hors de prix. Si on payait les 1000€ d’inscription, ça n’était pas pour qu’il y reste 1 an :D

On s’est donné un mois pour y réfléchir et c’est pendant ce mois là que j’ai été contacté par mon entreprise actuelle qui me proposait un job au Maroc.

Idéal: on se rapprochait de la famille mais en continuant de découvrir et de vivre à l’étranger. C’était fin 2009

Merzouga, sahara

Benoît et sa famille dans le desert Marocain, à Merzouga



Donc cette fois tu es parti avec un job en poche. C’est plus rassurant non ?
B. : Carrément ! Et puis, notre départ au Chili en mode « saut dans le vide », ça n’a été possible que parce que nous avions des enfants tout petits.
Actuellement, ce serait plus compliqué.

Après un peu plus de deux ans au Maroc, quelle est ton impression sur ce beau pays (non je n’essaye pas d’influencer pas la réponse ;) )
B. : Je suis au Maroc depuis 1 ans et demi (entre le Maroc et le Chili, on a voyagé 4 mois en Amérique latine et je suis passé par Paris pendant 6 mois pour découvrir ma nouvelle boite, les gens, etc…)

J’aime beaucoup le Maroc. C’est vraiment dépaysant et pourtant, on s’y adapte facilement.

Nous étions déjà venus plusieurs fois en vacances et pourtant nous continuons à découvrir plein de choses, tout les jours. Et l’hospitalité marocaine n’est vraiment pas une légende.

Quand je dis dépaysant… tous les jours, dans la rue, je me dis que je ne suis pas en France… parfois, c’est positif, parfois non :D

:D Dis-nous en plus sur ce point
B. : J’habite Rabat mais j’interviens souvent chez des clients à Casa. Casablanca est une énorme ville, pas très belle et embouteillée toute la journée. Et je pense que c’est quand je suis en voiture que le maroc me pèse, parfois ! :)

Pour un français (même Marseillais), les marocains conduisent n’importe comment !
Ils créent une 3ème, voire une 4ème voie alors qu’il n’y en a que 2. Ca klaxonne sans arrêt, etc…Et quand je suis dans un taxi, je regarde par terre tellement la conduite du chauffeur me stresse. :D

:D Avec le recul, dans quel pays avez-vous préféré habiter ?
B. : Là, je vais peut-être utiliser mon joker !
J’ai l’impression que nous avons trop changé pour pouvoir comparer ! Au sénégal, nous étions jeunes mariés sans enfants. Ca me semble être une autre vie.

Si je devais comparer le Chili et le Maroc, je serais bien embêté ! D’abord parce que j’ai l’impression que je viens d’arriver au Maroc.

Ensuite parce que je pense que la vie est plus « facile » au Chili. C’est un pays culturellement plus proche de la France que le Maroc (ne serait-ce que parce qu’il est majoritairement catholique et parce qu »on peut « facilement » apprendre la langue !). C’est aussi un pays plus développé.

Au chili, j’ai été obligé d’apprendre l’espagnol. Au Maroc, j’ai essayé d’apprendre l’arabe mais j’ai laissé tomber au bout de 4 mois : tout le monde parle français et apprendre l’arabe, c’est dur !

Du coup, je n’ai pas l’impression de me sentir aussi intégré qu’au Chili. Mes collègues ou clients switchent en arabe quand ils parlent entre eux, par exemple.

Et pourtant le Maroc est vraiment attachant : en grande partie grâce aux marocains, au climat, etc.

Bon je confirme, apprendre le marocain c’est difficile :) Vous comptez rester longtemps au Maroc ?
B. : Pour l’instant, on est bien au Maroc. Le boulot est super intéressant. Ma femme et les enfants sont super heureux et ont plein d’amis.
Nous avons une grande maison alors qu’en France, on aurait un petit appart.

Et notre famille vient nous voir pour un WE (il faut 16h d’avion pour aller au Chili… ils ne venaient pas souvent !)

Et le pays est super sûr. Le printemps arabe a été très bien géré par le roi.

Une question pratique : comment est la connexion internet dans ces différents pays ?
B. : Senegal, tu sais, c’était il y a 10 ans… on se connectait en modem 56k et on mettait 20 minutes à télécharger un MP3.

Au Chili, le pays est tout neuf et les infrastructures super bonnes… Donc dans les grandes villes, il y a de la 3G et de l’ADSL très haut débit (en Patagonie, il y a des régions où il n’y a pas encore d’electricité)

Au Maroc, ça vient… en ce moment l’ADSL marche moyen et la 3G se développe à toute allure avec une couverture parfois alléatoire.

Pour finir, as-tu un conseil à donner pour ceux et celles qui rêvent de partir vivre dans un de ces trois pays ?
B. : D’abord, je crois que l’important c’est de partir vivre à l’étranger par envie et non pas pour fuir quelque chose…
Toutes les personnes qu’on a rencontré qui avaient quitté la France pour fuir un problème, quelque chose ou quelqu’un, n’avaient pas réussi à profiter de leur expatriation.

Ca n’avaient pas marché… et beaucoup avaient fini par rentrer avec un sentiment d’échec.

Je pense vraiment que l’expatriation marche bien quand on part avec l’envie de découvrir un pays, une culture, dens gens, …

 
* Mike Horn est aventurier et écrivain Sud Africain ayant réalisé le tour de la Terre en suivant la ligne de l’Équateur.

14 réflexions au sujet de « Rencontre avec Benoît, expat multi-récidiviste »

  1. Michaëla

    Waouw, quel parcours, ça fait rêver… Je connais déjà le Sénégal et le Maroc mais pas du tout le Chili que je n’imaginais pas « comme ça », je n’aurais pas cru qu’on puisse s’intégrer aussi bien en tant que français dans un pays d’Amérique du sud, ça donne des idées ^^ et des envies ^^
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  2. alteriche

    Merci pour cette interview :)
    2 questions pour Benoît:
    _ Quid du niveau de vie? On imagine souvent l’expatriation sous l’angle du touriste à fort pouvoir d’achat, mais avec un contrat local, même en faisant partie des personnes « privilégiées », on ne vit pas pour autant comme un nabab?
    Pour reformuler: si le niveau de vie est 5x moins cher et que les revenus sont 5x moindre qu’en France, pouvoir accéder à une belle maison, est-ce lié au coût (aujourd’hui par exemple ahurissant pour se loger ou pour aller au restaurant à Paris, mais largement accessible en province) ou est-ce lié au positionnement dans la société (être cadre à Paris te classera dans la société moyenne alors qu’être cadre à Santiago te placera dans l’élite)??
    _ « Partir par envie et non pas pour fuir »: c’est ce qu’on lit très souvent mais au-delà de la découverte « touristique » (et de manière plus large culturelle), on part toujours pour fuir quelque part, non?
    Dans mon cas par exemple, j’aspire à découvrir beaucoup de lieux, de personnes, de cultures mais essentiellement pour découvrir de l’optimisme, de la croissance, de la réussite…etc. Certains pourront dire « partir par facilité » mais je m’interroge: dois-je considérer que je fuis le pessimisme ambiant en France, l’échec global (d’une société) programmé ou au contraire que mon envie est d’aller dans un environnement attractif…!??

    Merci d’avance pour tes commentaires

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    1. Marjorie / Histoire à Vivre

      Alteriche, personnellement je suis d’accord avec cette idée que pour réussir son expatriation, il vaut mieux ne rien fuir, car les problèmes (ce qui n’est pas réglé) nous suivront invariablement ! On peut tout à fait vouloir, comme moi par exemple, aller vivre dans un autre pays, simplement pour découvrir les richesses de la planète, sortir de sa vision française, s’ouvrir à d’autres choses, d’autres cultures, d’autres paysages et façons de vivre ;-)

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    2. Benoît

      Bonsoir Alteriche,

      En réponse à tes deux questions:

      - Effectivement, en statut « local », tu ne vis pas forcément comme un Nabab. Dans mon cas , je faisais partie de la « classe moyenne+ » chilienne. A Santiago, la ville est très étendue: les grands immeubles se concentrent dans le centre ville. Dans le reste de la ville, on trouve de petites maisons abordables et sympas avec un bout de jardin et toujours un square à moins de 500 mètres ! Rien à voir avec Paris !!!
      Il y a certains pays où je ne me serais pas vu vivre en statut « local » (au Sénégal par exemple)
      En partant en statut local, se pose la question de la santé (vas-tu cotiser à la caisse des français à l’étranger – très chère – ou adhérer au système de santé local ?), la question de la retraite (vas-tu continuer à cotiser à la retraite par répartition française – très très chère – ou gérer ta retraite toi-même ?), l’éducation (souhaites-tu que tes enfants aillent dans une école française – très chère – ou soient scolarisés localement… et pour les grands, bac ou non ?) etc.
      En gros: vivre en statut « local » tout en voulant conserver une vie « à la française » revient très vite cher…

      - Par rapport à ta seconde question… j’ai l’impression que c’est une histoire d’état d’esprit… dès le départ ! Aucun pays ou peuple n’est parfait… l’essentiel est le regard qu’on lui porte !
      Je me souviens au Chili avoir rencontré un couple ayant fui la France par ras-le bol de la France et des français (trop râleurs, trop tristes, pas assez…). Au final, au bout de quelques mois, les Chiliens étaient, eux, trop « classistes », trop sérieux, il n’y avait pas assez d’évènements culturels à Santiago, etc.
      J’ai l’impression que si, au contraire, tu t’émerveilles de tout, même les pires coins de la planète auront quelque chose qui mérite d’être découvert (A lire absolument « L’usage du monde », de Nicolas Bouvier: une « une invitation à l’émerveillement » !)

      Répondre
      1. alteriche

        @Benoît:
        Merci de tes réponses :)
        Je partage tes points de vue. Dans ton exemple, pour ce couple, finalement la fuite a été salvatrice car le retour est toujours possible. Les remords à la fin d’une vie de ne pas être parti, de ne pas avoir oser tenter l’aventure… aussi (même si effectivement l’herbe n’est pas forcément plus verte dans le champ d’à côté).

        Répondre
  3. Marjorie / Histoire à Vivre

    Je suis épatée de la vision complètement erronée que j’avais notamment du Chili : pour moi, l’Amérique du Sud (que je ne connais pas du tout) ne rime pas avec amour des Français, va savoir pourquoi ! Vivement que je voyage pour découvrir que tous mes a-priori sont faux ! ;-) Merci pour cette interview et merci à Benoît, quelle chance il a, ainsi que ses enfants, bravo !

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  4. NowMadNow

    Expat multi-récidiviste, j’aime bien l’expression!
    J’aurais bien aimé savoir comment les enfants vivent ces départs et installations successives, ainsi que les retours en France. J’ai vécu cela toute ma vie et le retour en Europe n’a pas été évident.

    Ce sont des expériences vraiment riches, qui laissent une empreinte forte, une compréhension plus intime des pays.

    Le problème, c’est que souvent on reste cantonnés dans la « communauté des expats », sympa, accueillante, mais un peu fermée sur elle-même.

    NowMadNow

    Répondre
    1. Nicolas Auteur de l’article

      Bienvenue ici NowMadNow. J’aime beaucoup ton blog :)
      « J’aurais bien aimé savoir comment les enfants vivent ces départs et installations successives, ainsi que les retours en France » -> Tu as raison, c’est une bonne question.
      Je viens de refaire une interview (que je publierai en fin de semaine) et j’ai posé explicitement la question.

      Répondre
  5. LaurentDeBangkok

    Waow ça c’est un sacré parcours, et quel courage que de faire suivre sa petite famille dans un tel périple!
    Absolument d’accord avec toi lorsque tu dis « Ensuite, c’est surtout le côté « bouffe » qui est un bon sujet de conversation pour les français hors de chez eux ! ». Cela en est même un sujet de plaisanterie avec mes amis français de Bangkok…
    Bravo Nicolas encore un interview captivant!
    LaurentDeBangkok Articles récents..Birdthongchai, chanteur pop thaïlandaisMy Profile

    Répondre

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