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Vivre sur une île paradisiaque ? Stéphanie l’a fait, elle nous raconte !

Aujourd’hui j’ai la chance d’interviewer Stéphanie, qui a vécu quelques années sur une île des Maldives.

Salut Stéphanie, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Stéphanie, j’ai 30 ans, je suis agent immobilier en Ile-de-France mais j’étais auparavant boulangère et j’ai aussi été Spa manager.
Je suis rentrée en France il y a 1 an et demi.

Raconte-nous l’histoire de ton départ. Comment se retrouve-t-on un matin sur la plage d’une île paradisiaque ?

Mon père a des Spa aux Maldives et c’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai eu le poste, car en parlant de ses filles et en disant qu’une était boulangère, tout de suite le Food and Beverage Manager lui a proposé un poste pour moi car il recherchait un boulanger français.
J’ai donc eu la chance de réaliser le rêve de ma vie sur l’île de White Sands Resort and Spa (Diva Island maintenant).

Tu avais ce rêve depuis longtemps ?

En fait, j’étais partie en vacances aux Maldives avant, et le jour où j’avais posé le pied sur l’île, je m’étais dis « je veux vivre ici et y travailler ».

Je m’étais d’ailleurs renseigné juste après pour voir pour un poste au club med en tant que chef boulangère, mais les seuls postes qu’on me proposait étaient à Serre-Chevalier ou autre…donc pour moi c’était vraiment un rêve.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en arrivant ?

La couleur magnifique de l’eau et le sable tellement blanc qu’en plein soleil, je n’arrivais pas à garder les yeux ouverts.

White sands Resort and Spa

Une des nombreuses îles qu’on pouvait admirer de notre taxi, l’hydravion ;)

Comment s’est passée l’organisation de la vie sur place ? c’était compliqué ?

Quand je suis arrivée, l’intégration a été très facile puisque mon père m’a présenté à tout le monde et que le staff de cette île ainsi que le managment étaient super.
Ils ont été adorables avec moi et m’ont tout de suite compté parmi les leurs.

Raconte-nous une journée type de Stéphanie aux Maldives

J’ai travaillé une année en tant que chef boulangère et 3 en tant que Spa manager.
Lorsque j’étais boulangère, je travaillais 6 jours sur 7 et en 2 fois. Je commençais de 2h00 à 7h00 et là je préparais tout ce qui était pour le petit déjeuner et je commençais la préparation des pains pour le midi et le soir, puis je revenais de 15h00 à 19h00 pour cuire le pain et faire les préparations pour le lendemain matin, telle que la brioche.
Et quand j’étais Spa Manager, je travaillais 6 ou 7 jours sur 7 de 9h30 à 12h30 puis de 14h00 à 21h30.
J’accueillais les clients, j’organisais le planning de rendez-vous ainsi que des thérapistes, vendais les produits, je faisais la comptabilité.

Les filles du Spa, c'était l'équipe que je manageais

Les filles du Spa, c’était l’équipe que je manageais

Ca fait des bonnes journées ! Comment est le coût de la vie aux Maldives ?

Le salaire aux Maldives n’est pas énorme, mais comme j’étais logée, nourrie, blanchie, alors je n’avais que très peu de dépenses.
Quand j’allais sur la capitale, la vie n’était pas chère. Je pouvais manger dans un restaurant thaï excellent avec des grosses quantités pour 5 dollars.
Je m’achetais des vêtements, des petits bijoux pour pas grand chose.
Ce qui est cher aux Maldives, c’est l’alcool, puisqu’il n’est autorisé que dans les hôtels.

Comment est la capitale ?

Malé est une île de 3 km de long environ, où il y a plein d’immeubles de toutes les couleurs, avec pleins de petites boutiques, de restaurants.
Lorsque c’était l’heure de la prière, tout fermait puis reprenait plus tard.
On pouvait faire des courses jusqu’après 21h00.

Quelles sont les difficultés au quotidien ?

Au départ, quand j’y étais, il n’y avait ni télé, ni radio, et internet seulement en dial-up, donc il faut s’y habituer et on redécouvre le bonheur de la lecture.
Le fait aussi de vivre sur une île avec des clients, on est dans la staff area, donc on partage une chambre, on mange ce que l’hôtel fait, au départ c’est assez difficile de s’y faire.
En cuisine, j’étais la seule Européenne et je travaillais avec des Indiens, Sri Lankais, Bangladesh, peu parlaient bien l’anglais, donc on se comprenait par signe (aller faire comprendre par signes au plongeur que vous voulez la grosse casserole en train de sécher…c’était très drôle et ça les faisait bien rire)
Ça n’a pas été facile aussi de trouver ma place car en tant que femme, certains on mis du temps à comprendre que j’étais chef boulangère et donc ne me parlaient pas du tout au départ, mais peu à peu, ils ont vu que j’étais sérieuse au travail et nous sommes devenus très amis.
Et évidemment la famille qui manque, car même si mon père et ma belle-mère étaient là, ma mère et mes soeurs me manquaient beaucoup.

Une chose étonnante ou une rencontre étonnante aux Maldives ?

Plutôt un évènement ..le tsunami qui permet de voir le pire dans les humains mais aussi le meilleur et de se rendre compte que certains sont exceptionnels.
Et on se rend compte aussi que tant que les gens qu’on aime vont bien, tout le reste a peu d’importance.

« Voir le pire dans les humains mais aussi le meilleur » Tu peux nous en dire plus ?

On découvre des gens qui aident tout le monde sans rien demander pour eux-même, qui se dévouent, qui aident l’île à retrouver son état et d’autres qui n’ont pensé qu’à voler tout ce qu’ils pouvaient trouver (je me suis moi-même fait volé mon appareil photo, seul appareil électronique qui fonctionnait encore dans le peu de chose que j’avais retrouvé).
Et aussi alors que tout le monde avait faim après le tsunami et qu’on faisait les restes encore mangeable, riz curry etc….le manager des restaurants (pas celui qui m’avait embauché à l’époque mais un autre), a été au restaurant annexe sans le dire à personne et s’est fait cuisiner par les chefs du restaurant un repas avec langoustes, légumes et toutes les bonnes choses qui restaient.
C’est un des premiers à être parti, alors que nous, les staffs, on restait pour aider à ranger l’île.

As-tu croisé beaucoup de Français qui vivent aux Maldives ?

Il y en avait un qui était pilote d’hydravion, une qui était représentante de tour opérateur et aussi j’ai eu l’occasion de rencontrer un boulanger sur la capitale (le seul d’ailleurs…on a été les seuls boulangers français à cette époque sur toutes les Maldives)

L'endroit où il y avait les jacuzzi et où les clients pouvaient se reposer avant ou après un massage

L’endroit où il y avait les jacuzzi et où les clients pouvaient se reposer avant ou après un massage

Ton endroit préféré aux Maldives ?

Comme les Maldives se composent de pleins d’îles, je dirais que mon endroit préféré était lîle où j’ai vécu le plus lontemps, White Sands Resort and Spa (car en travaillant pour les Spa de mon père, je voyageais beaucoup entre les îles)
L’ambiance était géniale et l’île magnifique. Elle avait gardé ce charme du naturel, il n’y avait même pas de piscine, les plantes étaient magnifiques, le lagon merveilleux.
J’y ai été très heureuse.

Pour quelles raisons es-tu partie ?

Au bout de 4 ans, souvent au bout d’un moment, on a ce qu’on appelle « l’island fever », c’est à dire qu’on a besoin de retourner dans la civilisation.
Et j’avais 26 ans, je voulais avoir une vie personnelle.

Si on te proposait de repartir demain, tu le ferais ? ou si on te proposait la même chose sur
une île plus grande (Bali, Tahiti, …), tu penses que tu serais à l’abri de l’ « island fever » ?

Je ne sais pas si j’y retournerais, j’ai énormément aimé y vivre, j’y ai d’excellents souvenirs mais j’ai aussi été contente d’en partir et je suis très heureuse maintenant en France, j’ai enfin trouvé ma place.
J’ai eu une opportunité de partir vivre et travailler au Sri Lanka, et j’aurais du y aller, mais finalement le projet ne s’est pas concrétisé car les personnes avec qui on devait travailler voulaient qu’on démarre en 1 mois. Ce n’était pas possible.
Mon père et ma belle-mère vivent à Bali et même s’ils sont heureux et aimeraient bien que je vienne vivre proche d’eux, je pense par contre que Bali ne me conviendrait pas.
Si je devais repartir, ça serait pour ouvrir un business et à Bali malheureusement, dès qu’un business marche, l’idée est volée tout de suite. Et aussi c’est devenu trop expatrié…je préfère avec quelques expats mais pas trop non plus.
J’étais au Sri Lanka en Septembre pour le projet, et c’était génial…les gens étaient adorables avec moi, j’ai adoré.

Qu’est-ce qui te manque le plus de ton passage aux Maldives ?

Le cadre, l’océan merveilleux, la gentillesse des gens.
Et le ciel la nuit avec les millions d’étoiles et la voie lactée….ça c’est vraiment le détail qui me manque.

Maldivian Air Taxi

Le Taxi des Maldives !, un des hydravion de la compagnie MAT (Maldivian Air Taxi)

Et qu’est-ce qui ne te manque pas ?

Le fait de vivre dans l’hôtel et donc de ne pas être libre de faire ce que je veux.

Trois bonnes raisons de venir vivre aux Maldives ?

Une expérience merveilleuse
L’ouverture d’esprit des gens
Le cadre et le climat

Et trois choses qui peuvent faire fuir un Français ?

Il faut savoir qu’on travaille beaucoup mais dans un environnement relaxant donc les heures passent très rapidement mais faut même pas penser au 35 heures.
Sur les îles, il y a toujours des gens de la sécurité qui font le tour de l’île pour vérifier que tout va bien et donc on ne peut pas se permettre de faire des bêtises car le general manager a un rapport tous les matins de ce qui s’est passé la veille.
Il faut supporter de vivre dans un environnement très restreint en espace.

Pour finir, aurais-tu un petit conseil pour les personnes qui veulent faire le grand saut de
venir vivre sur une île comme aux Maldives ?

Foncez…..et préparez-vous à vivre une vie plus simple et beaucoup moins stressante que partout ailleurs.

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27 Comments

  1. Coucou Nicolas,
    Il y a effectivement un souci avec ta boîte, j’essaie de t’envoyer mon mail de réponse, mais rien à faire, ça ne part pas :(
    Et je ne trouve pas le formulaire ici pour t’écrire un mail.
    Ceci dit, bravo pour cet article, j’adore les longues interviews sur les gens qui se sont expatriés ou ont voyagé dans le monde. Vivre sur une île fait souvent rêver, mais on ne pense pas assez aux mauvais côtés, notamment le côté insulaire et les tsunamis.
    A bientôt
    Marjorie
    Marjorie@Histoire à Vivre Articles récents..Tsunami ou gala ?My Profile

  2. Bel interview, bravo!
    Vivre sur une île paradisiaque est un rêve pour beaucoup de gens, quoique peu fasse le grand saut! Mais je peux comprendre que l’on puisse avoir le sentiment de tourner en rond dans un aussi petit espace, surtout quand on s’y expatrie aussi jeune que toi!!!

    1. Bonjour Laurent,
      Merci beaucoup pour ce commentaire.
      c’est vrai qu’on peut avoir l’impression de tourner en rond.
      Sur White Sands, j’avais la chance que l’île soit assez grande (1km de long), mais sur d’autres où j’ai eu l’occasion de travailler sur de courtes périodes, on faisait le tour par la plage en 15mn, et là c’était vraiment petit.
      Mais après, on s’adapte autrement et on ne ressent pas trop finalement ce manque de place.
      Mais ça dépend aussi de chacun…..certains ne s’adapte pas du tout et doivent rentrer au bout de 3 mois.

    1. Bonjour,
      je ne pense pas qu’il y ait de budget moyen pour vivre aux Maldives, car ça dépend si vous vivez sur Male ou sur une île dans un hôtel (et dans ce cas-là, comme vous êtes logé, nourri, blanchi, alors pas besoin de grand chose).
      Je sais que la vie sur la capitale a bien augmenté maintenant.
      Pour le budget, cela dépend également de votre style de vie.

      1. Bonsoir, je vois que ces commentaires datent de 2013 mais je tente ma chance…si quelqu’un me lit :-)
        j’aimerai avoir des infos quant à l’installation sans contrat avec un hotel au préalable…est-ce possible ? dans quelle mesure l’immigration est-elle acceptée ? merci et peut-être au plaisir

  3. Waouh ça donne envie! Cette interview est très sympa, merci de partager avec nous ton expérience Stéphanie, qu’est-ce que ça doit te manquer … en tous cas les images et ton récit font rêver :D

    Justine

    1. Merci Justine,
      j’avoue que j’ai réalisé mon rêve…tout le monde n’a pas cette occasion.
      Et les îles me manquent, mais plutôt en vacances maintenant ….
      Ca me ferait même bien plaisir d’y retourner avec mon chéri pour lui montrer ce que j’ai vécu.

    1. Bonjour Bruno,
      selon les îles où vous allez, les staffs européens dépendent de la nationalité de la clientèle de l’île.
      Il y a aussi pas mal de canadiens, qui en général sont les pilotes d’hydravion.
      Sur les îles où je travaillais, il y avait peu de français ce qui fait que le staff était assez international et sur une île ou la clientèle était presque exclusivement italienne, alors presque tous les staffs européens étaient italiens, j’avais d’ailleurs du apprendre à parler l’italien très rapidement car peu parlaient anglais.

  4. Bonjour Stéphanie,

    J’ai 21 ans et je m’apprête a commencer mon premier boulot en guest relations dans un hotel 5etoiles aux Maldives en Juin! C’est vrai que j’ai hâte d’y être même si ma famille va terriblement me manquer… J’avais une question (peut etre un peu bizarre :)) mais si en vivant sur une atoll, je voulais savoir si c’était facile d’envoyer des cadeaux ou des trucs comme ça via la poste la bas car j’ai aussi envie aussi de continuer ma relation à distance avec mon copain… :(, (on va essayer même si je pense que ca ne sera pas facile :)) as tu déjà envoyé des colis de ton île? ^^

    Je te remercie pour ta réponse, si tu penses avoir une toute petite idée :)

    Bonne journée!

    Aliénor

    1. Bonjour Alienor,
      j’avoue que je n’ai pas essayé le service postal là-bas, chaque fois que je rentrais, ma valise était remplie de cadeaux pour ma famille, donc malheureusement là-dessus, je ne pourrais pas t’aider.
      Mais je pense que ça doit être tout à fait possible….
      Renseignes-toi sur place, ça sera mieux.
      En tout cas bon courage et tu verras, ça sera une expérience merveilleuse que tu vas vivre.
      Sur quelle île vas-tu vivre et combien de temps ?
      A bientôt

  5. Salut !! Je suis boulanger également et souhaiterai par ailleurs me poser avec ma grande famille dans un pays semblable aux îles Maldives et ce ,depuis des années ,mais pas d’infos qui me précisaient sur la vie sur place et je suis content d’être tombe sur cette interview intéressante !!! Qui motive également à se barrer au soleil qu’elles sont les possibilités éventuelles pour ouvrir un commerce la bas?!
    Merci bien !

    1. Bonjour Abdousalaam,
      il y a eu une boulangerie qui a ouvert sur la capitale quand j’y étais, mais de mémoire elle ne fonctionnait pas tant que ça.
      De plus, si tu as une famille, je pense que les Maldives ne sont pas l’idéale pour tes enfants au niveau scolarité.
      il faudrait plutôt aller dans de plus grandes îles qui ont l’école française ou internationale, car leurs diplômes seront reconnus quand ils voudront partir travailler ailleurs.
      Cherches le bon endroit, avec un bon projet, fais des recherches sur le pain qui se vend dans ce pays ou la clientèle expatriée que tu pourrais attirer, mais attention, les farines sont très différentes et demandent beaucoup de travail avant de pouvoir les maitriser.
      De plus, avoir le matériel n’est pas évident et il y a des endroits comme à Bali où les coupures d’électricité sont assez fréquentes (important comme détails dans notre métier).
      En tout cas, je te souhaite bon courage dans tes recherches.

  6. Merci pour cette interview très intéressante! J’ai moi même l’envie de vivre un moment sur une île paradisiaque telle que celle de Stéphanie (je ne suis donc pas sur ce blog par hasard^^)
    Super intéressant de voir comment se déroule la vie la bas :) Merci!

  7. Ca fait rêver de se dire de vivre un temps sur des iles paradisiaques mais je pense qu’on s’en lasse vite. Au final on est vite bloqué par les activités qui sont redondantes. En plus au Maldives il y a beaucoup de contraintes pour les femmes je suppose vu que le pays est à tendance musulmane?

    1. Et bien j’avoue que ça a changé et que c’est devenu plus extremiste depuis mon départ mais sur l’île, il n’y a aucune différence de traitements, donc c’est top à vivre.
      Pour les activités, au début c’est pas évident mais après on prend un rythme de vie totalement différent, plus nature et simple.
      Et ensuite, on peut souvent partir en vacances genre en Thaïlande ou au Sri Lanka pour se ressourcer.

  8. Bonjour Stéphanie,

    Je me présente. Je m’appelle Marie. J’ai 24 ans et depuis un an mon rêve est de partir aux Maldives. J’ai fait des études en Ecole Supérieure de Commerce et je me suis spécialisée dans le Tourisme de Luxe en tant que commerciale (sale executive).

    J’ai vu que tu avais eu la chance de travailler au Diva Island Resort & Spa aux Maldives 5* et je voulais savoir si tu pouvais me dire comment tu as vécu l’expérience (hébergement du personnel, vie avec les locaux, jours de repos, ambiance au travail, condition de travail…).

    Merci pour ton temps.

    Bonne journée à toi.

    Marie

  9. Bonjour, belle expérience que celle de Stéphanie. Parmi les îles paradisiaques, je me permettrais simplement d’indiquer celle que je connais le mieux puisque j’y vis: Saint-Barthélemy aux Antilles.
    Tout le monde sait cependant qu’il est extrêmement difficile de s’y faire sa place car elle est prisée par les plus grandes fortunes, mais il y a chaque année la possibilité d’y travailler en tant que saisonnier.
    Peut-être alors tomberez vous amoureux de ce petit confetti de 21km carré posé dans les eaux turquoises des Caraïbes. Une île minuscule mais si diversifiée… Des gens cordiaux. Une propreté remarquable. On la surnomme parfois « le monde des bisounours », et franchement, ça fait du bien d’être au paradis à un moment de sa vie.

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